Lancement du 4 février 2020

Lancement de l’opération « Supporter du Monde »

Le lancement de l’opération « Supporter du monde » a eu lieu ce mardi 4 février 2020 dans les salons de la préfecture du Rhône.

A cet évènement étaient conviés, les référents des classes engagées à l’opération « Supporter du Monde », les représentants des différentes commissions du comité d’organisation, les représentants de l’Association des parents d’élèves (FCPE), les représentants de la Métropole de Lyon, les représentants des Communes engagées dans cet évènement, les chefs d’établissements dont les classes sont présentes, nos partenaires, les représentants de l’UNSS et de l’ISF et les représentants de l’éducation nationale.

Dans les salons de la préfecture du Rhône ce 4 février 2020

Mme Marie-Sophie Plaziat en charge de l’animation de cet évènement, invite sur l’estrade, Mme Emmanuelle Dubée, Mme Nathalie Costantini et M. Guy Charlot.

Mme Emmanuelle Dubée, préfète déléguée pour la défense et la sécurité auprès du préfet de le région Auvergne-Rhône-Alpes prend la parole et présente l’opération « Supporter du Monde » et les valeurs humanistes qu’elle peut porter.

Mme Marie-Sophie Plaziat et Mme Emmanuelle Dubée qui nous accueille par un discours remarqué

Mme Nathalie Costantini, directrice nationale UNSS, intervient et place cette opération dans un cadre plus large en lien avec les autres compétitions internationales et les JO de 2024.

Mme Nathalie Costantini, directrice nationale UNSS

Enfin M. Guy Charlot, Inspecteur d’Académie, Directeur Académique des services de l’éducation nationale, insiste sur la dimension de ce projet avec des écoles primaires et des classes du secondaire, avec des établissements privés et publics, autour de valeurs importantes à porter et à transmettre.

M. Guy Charlot, Inspecteur d’Académie, Directeur Académique des services de l’éducation nationale, président du comité de pilotage supporter du monde

M. Dominique Letard, directeur départemental UNSS du Rhône et M. Philippe Bouzonnet, conseiller technique EPS second degré du Rhône, présentent l’opération « Supporter du Monde » en revenant sur le bilan de l’année dernière « Vis ta vie de supporter ».

Le projet de cette année, se place dans la continuité du travail proposé aux classes de l’année dernière, avec l’éducation du supporter via la charte du supporter, le sport au féminin et la promotion de l’égalité homme/femme à travers les pratiques sportives.

Cette année, la spécificité de cette action, c’est la découverte, l’accueil et le soutien d’une équipe.

Dominique Letard et Philippe Bouzonnet du comité supporter du monde

Vient l’heure de la présentation par Marie-Sophie Plaziat, de l’association des classes avec les équipes qui seront accueillies et supportées.

Marie-Sophie Plaziat présente les résultats des associations classes et équipes

Luiz Delphino représentant de l’International School Sport Federation, explique son rôle et le suivi de l’organisation de cette compétition de futsal et des nouveaux enjeux liés à l’opération supporter du monde. Une approche innovante et conçue par le comité de Lyon. Une interview menée et traduite (du brésilien au français) par Céline Ferrazzano, instructrice du dossier sport pour la métropole de Lyon et détachée par la Métropole au comité « Supporter du monde ».

Céline Ferrazzano et Luiz Delphino de l’ISF

Puis intervention de M. Pascal Parent, président de la ligue Aura de la Fédération Française de Football, qui revient sur la position de la Fédération de Football dans cet évènement et dans la dynamique de développement du futsal en France. Il rappelle la présence depuis deux ans du pôle France de futsal au lycée St Louis St Bruno de Lyon sous la direction de M. Raphaël Reynaud.

 

M. Pascal Parent, président de la ligue Aura FFF

Cet évènement sportif et pédagogique international est possible grâce à l’engagement très important de la métropole de Lyon. M. Eric Desbos, membre permanent de la commission éducation à la métropole de Lyon revient sur cet engagement en lien avec leur conviction éducative.

M. Eric Desbos, membre de la commission éducation à la métropole de Lyon

Et puis la mascotte officielle de Supporter du Monde est entrée pour se présenter et clôturer cette présentation.

Futly avec tous les acteurs de cette cérémonie
Les règles du Futsal

Les règles du Futsal



Les Règles du Futsal

Les règles matérielles

Un terrain de futsal :

Il reprend généralement les dimensions d’un terrain de handball.

Une longueur de 38 mètres et une largeur de 18 mètres.

Le ballon :

Il peut être en cuir ou une autre matière adaptée.

Sa circonférence oscille entre 62 cm et 64 cm.

Sa masse ne doit pas varier au-delà de 440 grammes.

Sa grande particularité est de très peu rebondir, ce qui facilite sa maîtrise.

 

Nombre de joueurs :

Deux équipes de 5 joueurs dont un gardien.

Une équipe peut compter jusqu’à 7 remplaçants

Un joueur peut entrer et sortir autant de fois que nécessaire.

Les remplacements peuvent s’effectuer à n’importe quel moment.

Le temps de jeu :

Deux mi-temps de 20 minutes avec une pause de 15 minutes.

Chaque équipe peut disposer d’un temps mort d’une minute sur chaque mi-temps.

Arbitrage :

Deux arbitres sur le terrain.

Un arbitre comptabilise les fautes à la table de marque.

Un arbitre gère le score à la table de marque.

Les règles de jeu

Tout contact est interdit. Lorsqu’un joueur vient interférer avec un adversaire pour se procurer le ballon en touchant le joueur avant le ballon.

Les tacles sont interdits.

Il n’y a pas de règle de l’avantage car toutes les fautes sont comptabilisées.

Les fautes collectives :

Tous les coups francs directs sont comptabilisés par des fautes collectives.

Remise à zéro des fautes collectives à la mi-temps.

Coup franc à 7 mètres * (sans mur, le gardien les pieds sur sa ligne de but) à partir de la 4ème faute collective dans une mi-temps de 10 à 15 minutes. Pour les mi-temps de plus de 15 minutes, c’est la 5ème faute collective qui sera sanctionnée par un coup franc direct.

Le coup franc direct :

Les coups francs directs sont comptabilisés au niveau des fautes collectives.

– Le ballon doit être immobile.
– Les joueurs adverses sont à 5 mètres.
– Le même joueur ne peut pas toucher deux fois de suite le ballon.

– Il doit être exécuté dans les quatre secondes (si l’arbitre effectue les pas pour la distance des 5 mètres c’est 4 secondes au coup de sifflet de l’arbitre).

– Le coup franc direct est exécuté à l’endroit où la faute est commise sauf quand
celle-ci a été commise dans la surface de réparation, il sera alors procédé à un tir au but.

Les fautes et comportement antisportif doivent être sanctionnés par un coup franc direct lorsque le joueur :

  • Donne ou essaie de donner un coup de pied à l’adversaire.
  • Fait ou essaie de faire un croche-pied à l’adversaire.
  • Saute sur un adversaire.
  • Charge un adversaire, même avec l’épaule.
  • Frappe ou essaie de frapper un adversaire.
  • Bouscule un adversaire.
  • Tient un adversaire.
  • Crache sur un adversaire.
  • Touche intentionnellement le ballon des mains.
  • Tacle un adversaire dans un duel.

Le coup franc indirect :

– Le ballon doit être immobile.
– Les joueurs adverses sont à 5 mètres.
– Le même joueur ne peut pas toucher deux fois de suite le ballon.

Les fautes et comportements antisportifs doivent être sanctionnés par un coup franc indirect lorsque le joueur :

  • Joue de manière dangereuse.
  • Fait obstacle à l’évolution d’un adversaire lorsque le ballon n’est pas joué.
  • Empêche volontairement le gardien de but de lâcher le ballon des mains.
  • Perd sa chaussure sur le terrain.

Un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse du gardien de but qui commet l’une des fautes suivantes :

  • Il touche ou contrôle le ballon des mains sur une passe bottée volontairement par un coéquipier.
  • Il touche ou contrôle le ballon des mains directement sur une rentrée de touche effectuée par un coéquipier.
  • Il contrôle le ballon des mains pendant plus de 4 secondes.
  • Il touche deux fois de suite le ballon à la main dans sa surface.

Précision : Sur sortie de but le gardien doit relancer à la main à l’extérieur de la surface (sinon à refaire).

Lors d’une sortie de but les joueurs adverses et les partenaires doivent se trouver à l’extérieur de la surface.

Le coup franc indirect doit être exécuté à l’endroit de la faute sauf lorsqu’elle est commise dans la surface. Dans ce cas le ballon sera posé sur la ligne de réparation à l’endroit le plus proche de la faute.

 

Carton blanc :

– Le carton blanc entraîne une exclusion temporaire. Elle sera d’une durée de 2 minutes.

– Le carton blanc a un objectif uniquement préventif et éducatif.
– 1 seul carton blanc par mi-temps et par équipe.

L’arbitre utilisera le carton blanc dans les cas suivants :

  • Le joueur se rend coupable d’un comportement anti-sportif (ex : simulation…)
  • Il manifeste sa désapprobation en paroles ou en actes.
  • Il enfreint avec persistance les lois du jeu.
  • Il retarde la reprise du jeu.
  • Il ne respecte pas la distance requise lors d’une touche, d’un coup de pied de coin ou d’un coup franc.
  • Il pénètre ou revient sur le terrain de jeu sans l’autorisation de l’arbitre.
  • Il quitte délibérément le terrain de jeu sans l’autorisation de l’arbitre.

 

Carton jaune : (1 point de pénalité pour l’équipe)

– Le carton jaune entraîne une exclusion temporaire. Elle sera d’une durée de 2 minutes.

– Le joueur se rend coupable d’un comportement anti-sportif (ex : simulation…)

– Il manifeste sa désapprobation en paroles ou en actes.
– Il enfreint avec persistance les lois du jeu.
– Il retarde la reprise du jeu.

– Il ne respecte pas la distance requise lors d’une touche, d’un coup de pied de coin ou d’un coup franc.

– Il pénètre ou revient sur le terrain de jeu sans l’autorisation de l’arbitre.
– Il quitte délibérément le terrain de jeu sans l’autorisation de l’arbitre.

 

Carton rouge : (3 points de pénalité pour l’équipe)

– Le carton rouge entraîne une exclusion définitive du joueur pour le match (infériorité numérique).

– Le joueur qui reçoit un carton rouge sera exclu pour la totalité du tournoi (sauf lors des championnats de France ou une commission de discipline sera organisée pour définir le degré de sanction)

– Le joueur se rend coupable d’une faute grossière.
– Le joueur se rend coupable d’un acte de brutalité.
– Le joueur crache sur un adversaire.
– Il tient des propos blessants, injurieux ou grossiers.
– Il reçoit un second carton jaune au cours du même match.

 

Le gardien de but :

– Un gardien ne peut pas saisir avec les mains une passe bottée délibérément par un coéquipier (coup franc indirect pour l’équipe adverse).

– Si le gardien s’empare du ballon avec les mains hors de sa surface (coup franc direct pour l’équipe adverse à l’endroit de la faute).

– Le gardien doit remettre le ballon en jeu exclusivement à la main : dans les 4 secondes et le ballon doit sortir de la zone des 6 mètres (coup franc indirect pour l’équipe adverse s’il ne respecte pas les 4 secondes, s’il touche deux fois de suite le ballon).
– Tacle interdit pour le gardien dans les duels (coup franc direct).

 

Le coup de pied de réparation :

– Un coup de pied de réparation est infligé à l’équipe qui dans sa propre surface de réparation alors que le ballon est en jeu commet une des infractions pour lesquelles un coup franc direct doit être accordé.

– Point de réparation à 6 mètres de la ligne de but.
– Joueurs adverses et partenaires à 5 mètres.
– Le gardien à les pieds sur sa ligne de but.
– Le coup de pied de réparation doit être effectué après le temps de jeu réglementaire.

Le coup d’envoi :

– Le choix du camp est déterminé par un tirage au sort, le vainqueur choisit son camp et l’autre équipe donne le coup d’envoi.

– Coup d’envoi vers l’avant et joueurs adverses à 3 mètres (derrière le rond central).

– Un but peut être marqué directement sur le coup d’envoi.

 

Rentrée de touche :

– Le ballon doit sortir entièrement pour que l’équipe adverse obtienne une rentrée de touche.

– Exclusivement au pied : ballon arrêté sur la ligne (pieds à l’extérieur du terrain pour la prise d’élan).
– Pas de but direct.
– Joueurs adverses à 5 mètres.
– Exécution dans les 4 secondes à compter de l’instant où le ballon est placé sur la ligne, ou les joueurs adverses seront à cinq mètres, sinon touche à refaire pour l’équipe adverse.

– Rentrée de touche accordée à l’équipe adverse lorsque le ballon touche le plafond ou tout autre élément extérieur. La rentrée de touche sera effectuée sur un côté à hauteur de l’impact.

Coup de pied de coin :

– Uniquement aux pieds.
– Joueurs adverses à 5 mètres.
– Exécution dans les 4 secondes à compter de l’instant où le ballon est placé dans l’arc de cercle, sinon coup franc indirect pour l’équipe adverse.

But marqué :

– Un but peut être marqué de n’importe quel endroit du terrain.
– Le ballon doit franchir totalement la ligne.
– Le gardien de but ne peut pas marquer sur une relance à la main.

 

Le hors-jeu :

Il n’existe pas de hors-jeu au futsal

 

Série de tirs au but :

– Tirage au sort, le vainqueur choisit s’il tire en premier ou en second.
– 5 tirs effectués par 5 joueurs parmi les 10 (pas obligatoirement ceux qui ont terminé la rencontre).

En cas d’égalité, les 5 autres joueurs devront tirer, jusqu’à ce qu’une équipe ait obtenu un but de plus que l’autre pour un nombre identique de tirs effectués.

L’histoire du futsal

L’histoire du futsal



L'histoire du Futsal

L’histoire du futsal

 

L’histoire du futsal de sa création à nos jours

Le futsal commence à prendre son envol en France, grâce notamment aux belles performances de l’équipe de France, menée par Kevin Ramirez et Djamel Haroun lors du dernier Euro. Mais d’où vient ce nouveau sport issu de la famille du football ?

 

1930 – Création du futsal

Les connaisseurs de football ont certainement déjà fait le rapprochement. En effet, c’est en 1930, en Uruguay, qu’a eu lieu la première Coupe du Monde de football. Suite à cet évènement, un professeur, M. Juan Carlos Ceriani Gravier, argentin d’origine, remarque la nécessité de créer un nouveau sport de balle au pied, dû au manque de terrains dans les villes sud-américaines. Sa volonté est par le biais de ce sport, de favoriser la mixité sociale et d’inculquer des valeurs de respect entre les pratiquants.

 

De 1930 à 1933, ce professeur perfectionne ce sport qu’il vient de créer en étudiant les joueurs qui le pratiquent dans la YMCA (association de jeunes à travers le monde) de Montevideo. Le « indoor-foot-ball » est né, anglicisme choisi dans le but de développer ce projet à travers le monde, même si les jeunes sud-américains préfèrent l’appeler « Foot-bola-sala ».

 

Les règles sont rédigées en 1933et sont un parfait consensus entre différents sports comme le handball, le basket-ball, le football et le plus étonnant…le water-polo.

C’est au début des années 40 que ce sport se diffuse dans la totalité de l’Amérique du sud, principalement via le média des YMCA.

 

1950 – Réécriture des règles du Futsal

Dans le but d’institutionnaliser ce sport avec la création d’une fédération et d’harmoniser les différentes variantes existantes, Habib Maphuz et Luiz Gonzaga de Oliveira Fernandes travaillent à l’élaboration de nouvelles règles. C’est en 1954 que la fédération métropolitaine de futbol de salão voit le jour, connue aujourd’hui sous le nom de fédération de Futsal de Rio de Janeiro. D’autres états brésiliens feront de même les années suivantes.

 

La publication des nouvelles règles se fait en 1956 via un livre intitulé « Règles brésiliennes de futbal de salão », avec en point d’orgue la prise en compte des évolutions techniques, notamment tout ce qui tourne autour du ballon, tout en respectant les principes fondamentaux élaborés par Juan Carlos Ceriani Gravier. Ces nouvelles règles sont diffusées dans les états brésiliens puis à la totalité des pays sud-américains.

 

1971 – La naissance du Futsal à l’international

C’est à Rio de Janeiro que la FIFUSA installe son siège, constitué par 7 pays dont 6 sont sud-américains. L’Uruguay, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, le Pérou, la Bolivie et un pays européen le Portugal.

En 1982, le premier mondial est organisé avec la participation de 11 pays.

 

1990 – La cohabitation de deux Futsal

On distingue au début des années 90, deux pratiques distinctes de Futsal, aux règles légèrement différentes.

Dans le but de préserver les origines et l’identité du Futsal, tous les membres de la FIFUSA créent l’Association Mondiale de Futsal, (l’AMF) pratiquant le Futsal.

Les fédérations affiliées à la FIFA, pratiquent le « Futsal FIFA », un sport accusé de plagiat.

 

C’est en 2000, que le « Futsal FIFA » transforme quelques règles afin d’avoir la main mise sur cette version du jeu. On retrouve, l’obligation de jouer les touches et les corners au pied contrairement au Futsal de la FIFUSA, ainsi que de remettre le ballon en jeu en 4 secondes.

 

Aujourd’hui le Futsal

La puissance financière et politique de la FIFA ont fait que le « Futsal FIFA » soit la pratique la plus médiatisée et la plus répandue, du moins en France. En témoigne les bons résultats de l’équipe masculine de France de Futsal à l’Euro 2018, pour des joueurs dont la plupart sont amateurs.

La FFF est affiliée à la FIFA et la ligue nationale est sous son contrôle.

 

Le Futsal FIFUSA AMF dont le siège se situe au Paraguay, dénombre aujourd’hui plus d’une cinquantaine de fédérations nationales de futsal affiliées. Son but est de faire perdurer et progresser le futsal tel qu’il a été conçu par son créateur en opposition à la FIFA.

 

Découverte du Futsal en France

Structuration du haut niveau en France

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Les chiffres clés de la féminisation du sport en France

Les chiffres clés de la féminisation du sport en France


Les chiffres clés de la féminisation du sport en France

La pratique sportive féminine en terme de licenciés pour l’ensemble des pratiques, passe de 2004 à 2014 de 34% à 37%.

Certaines fédérations attirent encore très peu de femmes comme le football ou le rugby avec moins de 6%. D’autres fédérations sont au contraire très féminisées comme les sports de glace avec 85% ou la gymnastique avec 80%.

Les fédérations qui comptent le plus de licences pour les femmes sont la gymnastique (80%), le tennis (29%) et le basket-ball (36%).
Les fédérations qui connaissent une forte progression des licences féminines sont la voile (13%) et le rugby à XIII (6%).

En bref… quelques rappels

L’abandon de la pratique sportive chez les jeunes filles.
L’adolescence (14-20 ans) est une période où l’abandon de la pratique est plus important chez les filles (-45%) que chez les garçons (-35%).
Source : MVJS – MEOS – DSB1

La féminisation des instances dirigeantes des fédérations sportives Chiffres de l’Olympiade (2009-2013) et de l’Olympiade en cours.

Représentation des femmes au sein des bureaux des fédérations sportives.
Si le recensement des personnes élues au sein des bureaux des fédérations enregistre une hausse de 2,3% entre 2009 et 2013, le nombre de femmes augmente lui de 9,8% sur la même période. Pour l’olympiade en cours, les femmes représenteront donc 22,8% des membres élus de ces instances.
Source : MVJS – MEOS- DSB1

Nombre de femmes représentées au sein des comités directeurs des fédérations sportives
26,47 % de femmes élues dans les comités directeurs des fédérations sportives.
681 élues dans les comités de direction des fédérations sportives pour 2573 postes, soit 26,47 % de femmes.

Femmes présidentes de fédérations sportives
1 seule femme présidente d’une fédération sportive olympique, 7 dans les fédérations non olympiques et 6 dans les fédérations multisports. Source : MVJS – MEOS- DSB1

Place des femmes au sein des instances dirigeantes des fédérations sportives
A l’issue des élections des instances dirigeantes des fédérations sportives pour l’olympiade 2013-2016, les femmes représentent 12,5% des présidents, 22,9% des secrétaires généraux et 13,5% des trésoriers. Sur ces trois fonctions, la représentation des femmes est en progression par rapport à la précédente olympiade. Source : MVJS – MEOS- DSB1

Femmes directrices techniques nationales
Les missions de DTN sont confiées à 9 femmes contre 3 lors de la précédente olympiade.
Les candidatures sur les fonctions de DTN :
Sur les 72 postes de DTN, les femmes représentent 12,5% des effectifs.

Pourcentage des femmes occupant le poste de cadre technique et sportif
Sur les 1613 postes de cadres techniques et sportifs, 274 sont détenus par des femmes soit 16,98%. Source : données CGOS-CTS

Sport de haut niveau féminin
Représentation du sport féminin de haut niveau inferieure au taux de licences
La représentation des femmes au sein des collectifs de haut niveau (37,72%) est proche de la proportion de femmes licenciées (37,30%*) : la part des femmes est comprise entre 35,71% (collectifs « Elite ») et 39,64% (collectif « Reconversion »).
Les collectifs « Jeune » et « Reconversion » présentent la plus forte densité féminine.

Sport féminin et médias
En 2012, les compétitions sportives féminines ne représentaient que 7% du volume horaire global des retransmissions sportives.
Source : Étude Havas Sport entertainement/ESSEC, 2013

Financement public « Femmes et sport » 2014 et 2015
Programme sport (219)
En 2015, plus de 6,5% du montant des conventions d’objectifs sont exclusivement dédiés aux pratiques féminines (soit plus de 5,6 MEUR). Un important effort a ainsi été réalisé ces 10 dernières années sur cette thématique. Ainsi, pour mémoire, les moyens consacrés au financement des actions en direction des femmes s’élevaient en 2004 a seulement 0,4 millions d’euros.

CNDS part territoriale
Le centre national pour le développement du sport (CNDS), établissement public et opérateur bénéficiant de ressources affectées, a consacré en 2014, 5,6% de la part territoriale de ses crédits, soit prè de 7,2 millions d’euros, a des actions spécifiques au développement de la pratique sportive féminine et à l’accès des femmes aux responsabilités.

CNDS Audiovisuel
Création du fonds de soutien pour le financement de la production audiovisuelle du sport féminin, handisport et du sport adapté. Cette nouvelle initiative, dotée d’une enveloppe d’un million d’euros par an, est gérée par le CNDS. En contribuant au financement des coûts de production de rencontres « phares » du sport féminin, du handisport et du sport adapté, le fonds est conçu comme un investissement destiné à initier un « cercle vertueux » : médiatisation sur une chaine gratuite, développement de la pratique sportive, développement des partenariats et, in fine, développement du potentiel économique du sport concerné. Opérationnel dès le second trimestre 2014, le fonds de soutien fonctionne en complémentarité avec les initiatives prises par le comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour accompagner les disciplines sportives émergentes.
En 2014, ce sont 21 projets spécifiques à la pratique féminine qui ont été financés pour un total de 462 119 euros. Source : Document de politique transversale (DPT) politique de l’égalité entre les femmes et les hommes – Projet de loi de Finance 2016

Institutionnel et Juridique
– Signature de la déclaration Brighton-Helsinki sur les femmes dans le sport.
– Pascale BOISTARD, secrétaire d’État aux droits des femmes et Thierry BRAILLARD, secrétaire d’Etat aux Sports, ont signé mercredi 21 janvier 2015 la déclaration de Brighton-Helsinki sur la place des femmes dans le monde du sport, action qui s’inscrivait dans la semaine des 24h du sport féminin impulsée par le CSA.
– Loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Promulgation de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle.
L’article 63, stipule que lorsque la proportion de licenciés des deux sexes est supérieure ou égale à 25%, les fédérations sportives doivent respecter la parité dans les instances dirigeantes.

La Pratique Sportive Féminine, approche médicale

La Pratique Sportive Féminine, approche médicale


La Pratique Sportive Féminine, approche médicale

Les femmes dans le sport

Article du site de l’Institut de recherche du bien-être de la médecine et du sport santé
Date : Le 1 septembre 2014

Le sport et/ou l’activité physique ne sont plus une affaire d’hommes mais il reste encore l’affaire des hommes dans de nombreuses instances officielles ou commerciales.
Les femmes ont maintenant l’opportunité d’accéder aux compétitions car presque tous les sports déclinent une pratique féminine.

Citation : « Oui d’accord, il est adorable ton corps, tâche d’en être digne ». Sacha Guitry, dans Elles et toi.

Histoire des femmes et du sport depuis la rénovation des Jeux Olympiques

Pierre de Coubertin ne voulait pas d’un sport compétitif féminin ; on lui prête : « les femmes et le sport ne font pas bon ménage ».
Les femmes furent donc absente des premiers JO de l’aire moderne en 1896.
On lui prête aussi cette déclaration : « Le véritable héros olympique est, à mes yeux, l’adulte mâle individuel ».

Quelques repères :
– 1900 : Sous une certaine pression les femmes sont admises aux compétitions des Jeux Olympiques modernes mais uniquement dans les épreuves de golf et de tennis. Charlotte Cooper (tennis, Grande-Bretagne) devient la première championne olympique.
– 1921 : Création de la Fédération Sportive Féminine Internationale. Elle organise les premiers Jeux féminins à Paris. Les premiers Jeux Mondiaux féminins ont lieu à Monte-Carlo.
– 1922 : Les premiers Jeux dits Olympiques féminins ont lieu à Paris.
– 1976 : L’aviron et le basket-ball s’ajoutent aux autres épreuves du programme olympique féminin.
– 1996 : Atlanta 271 épreuves dont 97 ouvertes aux femmes, 11 ouvertes aux hommes et aux femmes. 10 629 athlètes dont 3 626 femmes.
– 2000 : création du réseau européen femme et sport.
– 2008 : Aux Jeux Olympiques de Beijing nouveau record de participation féminine. 42 % des athlètes étaient des femmes, chiffre qui démontre que la parité est en marche.
– 2009 : À l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, le Comité International Olympique (CIO) a décerné les Trophées femme et sport 2009. Cinq personnalités exceptionnelles du monde sportif ont reçu cet honneur.

Les trophées ont été remis aux personnes suivantes :
– Afrique : Lydia Nsekera (Burundi)
– Amérique : María Caridad Colón Ruenes (Cuba)
– Asie : Arvin Dashjamts (Mongolie)
– Europe : Danira Nakic Bilic (Croatie)
– Océanie : Auvita Rapilla (Papouasie-Nouvelle Guinée)

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer un sport. Elles ont montré qu’elles étaient capables de réaliser de bonnes performances tant au niveau national qu’international.
Aujourd’hui, tous les Français connaissent les noms de Christine Arron, Marie-José Pérec ou Muriel Hurtis en athlétisme, Mary Pierce ou Amélie Mauresmo, sans oublier Suzanne Lenglen en tennis, Laure Manaudou en natation, Jeannie Longo en cyclisme, Annie Famose et les soeurs Goitschel en ski, Morgane Ribout en judo, Lise Legrand en lutte et bien d’autres.

Les différences entre femmes et hommes
Des différences existent entre femmes et hommes qu’elles soient liées à leur carte génétique, à leur morphologie ou à leur physiologie, elles ont des conséquences sur l’adaptation à l’effort et à la réalisation de performances sportives ou artistiques.

Morphologie :
Avant la puberté la différence est moindre, sauf en rapport avec le statut éducatif, la majeure partie des différences physiologiques apparaît dès la puberté et se voit notamment à travers la différenciation sexuelle et morphologique.
Les femmes sont plus petites que les hommes et leur masse musculaire est moins importante. Cela est dû aux secrétions hormonales qui diffèrent d’un sexe à l’autre. Le système hormonal masculin sécrète plus d’hormones sexuelles qui stimulent la production de testostérone qui participe au développement morphologique.
La fin de croissance provenant plus tôt chez l’adolescente en lien avec l’apparition des premières règles. Les femmes possédant une plus grande surface corporelle à poids équivalent sont donc plus sensibles aux changements atmosphérique.

Le cerveau :
La femme possède un cerveau plus rapidement mature mais il n’y a pas de différences fondamentales en dehors d’interconnections hémisphère droit et gauche qui peuvent permettre une meilleure adaptation gestuelle.

Adaptation à l’effort :
Le coeur plus petit de la femme limite la performance. En général les bradycardies sportives sont plus rares chez la femme. La consommation d’oxygène est moindre chez la femme en rapport avec en autre la diminution du volume d’éjection systolique et de la capacité vitale.
Le taux d’hémoglobine sanguin plus bas chez la femme en lien avec un nombre réduit de globules rouges qui limite le transport en oxygène vers les muscles et diminue les réserves en fer provoquant plus d’anémie chez la sportive.

Force musculaire :
Après la puberté la testostérone des garçons augmente l’anabolisme protéique et rend les hommes plus musclés et plus forts. Les femmes ont plus de tissus adipeux pouvant favoriser la pratique de la natation.
La force musculaire étant sous influence androgénique la femme est naturellement moins musclée et surtout doit s’entraîner plus que l’homme pour obtenir un gain de puissance musculaire.

Endurance :
Les performances entre femmes et hommes se rapprochent si l’on compare les records du monde mais la moyenne des performances montre encore une différence significative de 15%.
Pourquoi ? En raison des différences physiologiques comme le taux de masse grasse, le déficit de transfert de l’oxygène et les possibilités cardiaques.
Toutefois le rôle des estrogènes peut limiter ces différences et les gommer sur l’ultra endurance. Mais ces distances sont réservées à une petite partie des sportives il n’est donc pas évident que l’on puisse apporter rapidement une réponse scientifique.

Appareil locomoteur :
Le poids et la taille sont un handicap dans certaines pratiques. La longueur de foulée est moindre même si la vitesse d’exécution est semblable.
La femme a un rapport ceinture scapulaire/ceinture pelvienne inversé par rapport à l’homme avec un bassin plus large.
Les troubles de la statique est en particulier la « scoliose idiopathique » sont plus souvent rencontrés chez la jeune fille qui deviendra une femme sportive si une bonne prise en charge précoce est réalisée.

Les problèmes spécifiquement féminins
L’hyperlaxité ligamento-articulaire en raison d’une imprégnation en hormone oestrogénique. Si c’est un avantage dans certaines pratiques comme la gym, la danse, le patinage ou même les arts du cirque cela devient un handicap pour les articulations nécessitant une bonne stabilité comme les genoux (avec par exemple un taux plus important de lésion du LCA (ligament croisé du genou), les épaules ou les chevilles.
Plus préoccupant ces hyper laxités favorise la survenue d’arthrose surtout des genoux en raison d’un alignement en valgus (genoux en X) des membres inférieurs. Seul traitement : la prévention.

Le choix du sport
Les femmes sont plutôt des adeptes de la gymnastique, du fitness, de la danse, du tennis, du golf, du volley, du basket, du ski et du patinage artistique… Mais elles sont plus de 30% à pratiquer un sport collectif comme le handball, le football et même le rugby. Pour en savoir plus, consultez : « Mieux connaître quelques pratiques sportives… »

Nutrition de la sportive
L’alimentation doit être avant tout équilibrée et correspondre aux apports nutritionnels conseillés et au PNNS.

L’Equilibre Alimentaire Gagnant :
La combinaison harmonieuse de l’activité sportive et de l’alimentation favorise une bonne condition physique et contribue à une amélioration du bien-être physique et moral tel que le décline le Plan National Nutrition Santé (PNNS).

Pour obtenir le résultat des bienfaits d’une activité physique régulière, une alimentation équilibrée et variée est indispensable. Il s’agit essentiellement de maintenir ce que le Rapport Toussaint appelle : « Retrouver sa liberté de mouvement » .
Un bon équilibre alimentaire doit éliminer tout risque de carence. Il nécessite donc de consommer quotidiennement des aliments de chacun des quatre grands groupes alimentaires à répartir sur les trois repas principaux, avec ou non en complément une ou plusieurs collations.

Les groupes alimentaires sont les suivants :
1) Fruits et légumes
2) Céréales et leurs dérivés
3) Les produits laitiers
4) La viande, le poisson et les oeufs
5) Vitamines et minéraux
6) Eaux

Erreurs évitables :
Trop de protéines, de glucides à index glucidique élevé, trop de lipides ou pas assez, et surtout vitamines et compléments alimentaires pour compenser une mauvaise nutrition. Les particularités rencontrées chez la sportive sont l’anorexie et la boulimie.
Mais aussi des troubles alimentaires en lien avec une réaction psychologique en lien avec la préparation à la compétition.
Dans notre société moderne où l’apparence physique et le culte de la minceur tiennent un rôle de plus en plus important, les troubles des conduites alimentaires ne cessent de se développer. Ces derniers font référence à l’ensemble des attitudes, comportements et stratégies complexes associés à une préoccupation permanente du poids et de l’esthétisme corporel.

Conclusion
L’espérance de vie étant plus longue chez la femme, 84 ans contre 78 chez les hommes la pratique sportive de 7 à 77 ans dépassera maintenant cette limite avec une adaptation des pratiques et une augmentation constante du nombre de pratiquantes.